24 mars 2019

Publié dans Publication

En 2017, l’Agence fédérale des risques professionnels (Fedris) a reçu 9.087 premières demandes pour une reconnaissance d’une maladie professionnelle. 8.147 concernaient le secteur privé et 940 les administrations provinciales et locales. Des chiffres qui se stabilisent depuis le pic de 2013 et ses 10.134 demandes.
 

Top 10 des plus fréquentes maladies

Tout secteur confondu, la tendinopathie, plus communément appelée tendinite, est la pathologie pour laquelle les demandes de reconnaissance d’une maladie professionnelle et les réponses positives du Fonds des maladies professionnelles sont toujours plus nombreuses.

Elle a représenté 2.973 demandes sur les 9.087, soit plus de 32 %. Les causes de ces inflammations d’un tendon sont souvent liées à leur hypersollicitation par des mouvements nécessitant de la force et présentant un caractère répétitif, ou par des postures défavorables. À terme, une tendinite peut aboutir à une atrophie musculaire voire une perte de la mobilité du membre.

L’atteinte de la fonction des nerfs due à la pression (1.376) et les sciatiques, hernies et arthroses au niveau de la colonne provoquées essentiellement par le port de charges lourdes et/ou par des vibrations mécaniques (1.305) complètent le top 3.

Arrivent ensuite les maladies osseuses et articulaires (1.011), l’hypoacousie ou surdité provoquée par le bruit (502), les affections cutanées induites par le milieu professionnel (451) et les affections ostéo-articulaires des membres supérieurs dues aux vibrations mécaniques (290).

Les trois maladies qui concluent le top 10, on y retrouve le mésothéliome (cancer) provoqué par l’amiante (220), la tuberculose pour les métiers ayant un contact social (164) et les affections bénignes de la plèvre et du péricarde liées à nouveau à l’amiante (95).

Demandes de reconnaissance

En ce qui concerne les demandeurs d’une reconnaissance d’une maladie professionnelle, la majorité des dossiers (63 %) dans le secteur privé émanaient directement des victimes. La démarche provenait ensuite d’un médecin traitant (14,2 %) et d’un médecin d’entreprise (7,3 %). Ce sont les hommes qui sont surtout victimes de ces pathologies. Ils étaient 4.940 à souhaiter une aide en 2017 contre 3.207 femmes.

La moyenne d’âge au moment de la première introduction d’une reconnaissance était de 51 ans. Plus précisément, 53 ans pour les messiers et 48 ans pour les dames.

Les Wallons dans le privé réalisent aussi plus vite ces démarches puisque 63 % des malades professionnels sont domiciliés en Wallonie contre 34,3 % en Flandre et 3,4 % dans la capitale.

Dans le secteur public, ce sont par contre les femmes qui souffrent davantage d’une maladie professionnelle. En 2017, elles étaient 588 a se déclarer malades à cause de leur métier contre 352 hommes. Un processus lancé en moyenne à l’âge de 50 ans. Et, dans ce secteur, c’est à nouveau en Wallonie qu’on introduit le plus de demandes (72,1 %).

Secteurs à risques

En 2017, 247.004.038 euros ont été dépensés par les assurances pour aider les malades. Une grande majorité de ce montant a été attribué à deux secteurs. Le premier est celui de l’extraction de houille, de lignite et de tourbe avec 54.738.163 euros d’aide apportée. L’autre secteur est celui de la construction avec 43.328.236 euros déboursés par les assurances.

Après la construction arrivent la métallurgie (12.899.450 euros), la fabrication de produits minéraux non métalliques (12.501.073 euros) et le secteur de soins de santé et de l’action sociale (11.234.326 euros).
 

Plus d’infos

Les statistiques sont disponibles sur le site de Fedris, dans la rubrique Publications > Rapports annuels statistiques.

 

Source : Beswic, 13.03.2019.